claire

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14 août 2008

C'était à prévoir

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A deux reprises, il a posé sa main sur ma cuisse, sans cesser de rouler, de scruter les pointillés de l'autoroute. J'ai pensé : c'est un geste de tendresse, de ces gestes qu'on ne sait pas retenir, qui s'imposent, tentent de fixer un sentiment, de témoigner un attachement.
Il s'est garé à deux pas de chez moi, dans la drôle d'obscurité qui se niche entre deux lampadaires. Il connaissait l'adresse, il était déjà venu chez moi.
Nous sommes restés plusieurs minutes sans parler, sans être fichu de prononcer la moindre parole.
Je ne sais pas qualifier cet état précisement, un mélange de tristesse, d'embarras. Et puis, nous avons réussi à nous tourner l'un vers l'autre, lentement, maladroitement. C'était tellement difficile, tellement douloureux. Les images de la veille surgissaient, se brouillaient, se déformaient.Des images de nos corps emmêlés, de nous bouches avides..... Il fallait désormais nous arracher l'un à l'autre, nous dépendre, mettre une distance, peut-être un monde entre nous.

Et c'est celà que nous redoutions sans nous l'avouer.
  Le monde entre nous.
Pour toujours.

Ou alors il ne fallait plus nous quitter.
Jamais..mais jamais ne devait pas exister entre nous.

Il aurait suffit de très peu pour que rien ne nous sépare. Il aurait suffit de quelques mots, ou d'un baiser, ou d'un regard trop long. Il aurait suffit de le décider. Mais ce presque rien n'est pas venu. Cet événement infime ne s'est pas produit.

Nous nous en sommes tenus au silence.

Je suis descendue de la voiture. Avant de claquer la portière, j'ai lancé : " A un de ces jours", et j'ai commencé à marcher sur la route en direction de chez moi. La voiture a démarré en trombe, m'a dépassée et à tourné au coin de la rue. Je ne l'ai pas regardée disparaître.

J'ai senti mes jambes vaciller, j'ai allumé une cigarette.

Je ne suis pas tombée. ....Je ne suis pas tombée.

SUITE  le 11/08/08......................................................................

Et puis le manque est arrivé, dans le moment où je m'y attendais le moins, il est arrivé alors que j'avais presque fini par croire à mon amnésie. C'est terrible la morsure du manque. Elle arrive sans prévenir, l'attaque est sournoise, on ressent juste une vive douleur qui disparaît presque dans la foulée, c'est bref, fugace, ça nous plie en deux mais on se redresse aussitôt, on considère que l'attaque est passée, on est même pas capable de nommer cette effraction, on garde un souvenir désagréable de cette fraction de seconde, on tente de chasser le souvenir, et on y réussit, la vie continue, le monde nous appelle, l'urgence commande. Et puis, ça revient, le jour d'après, l'attaque est plus longue ou plus violente, le mal devient lancinant, il s'installe comme un intrus qu'on est pas capable de chasser, il est moins mordant et plus profond, on comprend qu'on ne s'en débarrassera pas, qu'on est foutu.
Oui, un jour le manque est arrivé.
Le manque de lui.


Suite le 14/08/08..............................................................

Et, un matin, un sms.....puis-je venir vous voir ? Je regardais ce message sans y croire....mais avec une envie furieuse de me dire, "non, je ne rêve pas ".
Réponse : OUI ..trois lettres

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11 août 2008

Suis-moi si tu l'oses !

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Il soupire, de soulagement. Fini ! Il ne lui reste plus qu'à mettre un peu d'ordre dans les empilements de dossier sur son bureau. Il entend vaguement un bruit mais ne se retourne pas. Il est dos à la porte mais n'attend personne. Quelqu'un d'autre ira ouvrir. Il se penche, attrape sa sacoche à ses pieds....et fige son geste lorsqu'un talon haut bloque le sac à terre. Surpris, il redresse lentement la tête.
Devant ses yeux étonnés, elle est là.
Un frisson délicieux le parcourt des pieds à la tête.
Il sent son corps se tendre brutalement dans un élan vers elle. Mais s'oblige pourtant à se redresser trés lentement puis à ne plus bouger du tout. Il la regarde et il attend.
Elle est campée face à lui, un sourire ravageur sur le visage, les yeux pétillants.
Doucement elle libère la sacoche de l'emprise de son talon haut et se rapproche de lui. Elle lit la surprise totale sur son visage, puis l'excitation un brin perverse qui monte dans son regard. Elle le provoque, elle le sait, et à son bureau en plus. Mais il entre dans le jeu, instantanément. Il attend.
Elle sait que certains de ses collègues sont encore là, même si aucun n'a de vue directe sur le bureau. Mais ils l'ont vue arriver. Elle veut qu'ils sachent, tous, que c'est pour lui qu'elle est venue. Elle est debout face  à lui, une jambe de chaque côté de ses genoux, lui qui est toujours assis sur sa chaise pivotante, immobile.
Il ne peut résister plus longtemps, il tend une main, longe ses cuisses, remonte sous la jupe. L'autre main se pose sur ses fesses, les effleure, les devine. Ses doigs s'arrêtent un instant sur le string, savourant la texture satinée et la proximitè enivrante de ses lèvres humides. Puis il écarte le fin tissu et caresse doucement son entrejambe chaud qui coule de plaisir.
Elle ferme les yeux, se cambre. Le laisse faire un petit moment. Elle se met elle-même au supplice. Elle l'interrompt, consciente que des regards ne la quitte pas d'un pouce dans ce bureau pas tout à fait déserté. Elle le repousse gentiment, puis descend vers lui, se met à genoux (elle sait qu'il est gêné lorsqu'elle se met à genou devant lui) lui écarte les cuisses, sans hâte malgré son envie intenable de lui arracher tous ses vêtements et de le prendre là, tout de suite. Au lieu de quoi elle le caresse, commence à déboutonner sa chemise, embrasse son torse, humm son torse, elle l'adore (il le sait) son ventre qui se tend et se creuse tour à tour sous ses lèvres. Puis elle s'occupe de sa braguette. S'attarde un moment sur son slip, ses doigts effleurant constamment son gland, augmentant encore son érection déjà monumentale. Elle le prend alors dans sa bouche, le titille de sa langue experte, l'avale, le suce.
Il a fermé les yeux à son tour. La tête rejetée en arrière, le souffle court, il gémit doucement. Elle est incroyable ! Il passe les mains dans ses cheveux, son cou. Puis il agrippe les accoudoirs de son fauteuil, serre.
Tout son corps est tendu, ses sens en feu, mais il se retient. Il ne veut surtout pas jouir déjà, le plaisir est bien trop fort pour cesser aussi vite.
Brutalement elle cesse son petit jeu et l'abandonnne, se lève et tourne les talons d'un air provocateur.
Suis-moi si tu l'oses ! Elle se dirige vers la sortie sous l'oeil médusé des collègues envieux...
Alors tu oses ?

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02 juillet 2008

Le sculpteur d'amour (1)(2)fin

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Elle replie ses pieds nus sous elle mais perd l'équilibre et se laisse rattraper par la poigne de l'homme qui passe son bras gauche sous son corps et dépose sa tête au creux de son épaule. Elle ferme les paupières, qu'il effleure d'un baiser, un sur chaque oeil, délicats comme un murmure d'oiseau. Il a des lèvres à donner envie d'y passer ses vacances.... De sa main droite restée libre, il déboutonne la robe jusqu'à la ceinture :
  " N'ayez crainte je n'irai pas plus loin, je veux juste célébrer votre gorge. " Et tandis que les lèvres de l'homme parcourent ses seins et qu'elle sent les deux globes frissonner sous la caresse, elle s'abandonne. Elle n'en revient pas de cette voix qui sait dire "célébrer " qui sait dire " gorge " et non pas  " seins " ou " poitrine ", cette voix de basse qui la pénètre aussi profondément qu'un pénis, c'est sûr, elle ne saurait expliquer autrement les tremblements qui soudain animent son bassin alors que l'homme se contente de sculpter avec ses lèvres, sa salive et ses dents la gorge à présent offerte et les pointes érigées. Il lui parle à l'oreille , chaque vibrato devient caresse, chaque syllabe se fait brûlante. Il lui raconte sa peau aux senteurs d'herbes chaudes, il lui dit combien il a envie d'elle et combien elle est belle. Elle le laisse ouvrir jusqu'en bas sa robe, tend vers lui son ventre sur lequel il passe une paume douce en murmurant " ton ventre, j'aime ton ventre ".
Elle est éblouie de ce désir qui monte en elle, pas le désir brut , immédiat et fugace, mais un désir qui vient de loin, prend son temps pour grossir, prendre forme et monter de son vagin à son coeur...Et du ventre à la bouche, le désir la fait à présent gémir et implorer : " laisse-moi te toucher, donne-moi ton sexe, je t'en pris."

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Il lui prend la main, la guide, elle est surprise par la grosseur de la verge qu'elle enserre à peine de ses doigts repliés, une verge courte et épaisse qu'elle sent frémir, une tige dure qu'elle caresse comme un tissu précieux, un velours, du bout des doigts d'abord, puis plus fort.
Il frissonne : " J'aime ce que tu me fais, j'aime tes caresses..." Elle ne sait pas comment elle a réussi à se retrouver ouverte et nue contre lui, nu aussi. Leurs mains se sont débrouillées pour les dévêtir sans qu'ils cessent de se caresser et de se dire leur émerveillement. Il  roule sur elle de tout son poids, elle soupire : " Oui, aime-moi ! "....Il entre en elle à peine, juste pour l'entendre soupirer : " Oh oui, viens..." Il reste sans bouger, elle sent avec une acuité jamais éprouvée le bout du phallus si doux, si dur, qui tourne un peu, caresse son intérieur puis ressort, lui arrachant un cri de protestation " Non, reste ! " Il revient aussitôt pour le plaisir de l'entendre gémir. Il met un temps infini à la pénétrer, à l'ouvrir de cette verge courte et large dont il sait la plaisir qu'elle donne aux femmes lorsqu'on les ouvre lentement, patiemment, lorsqu'on les fait et implorer. Elle supplie : " Viens plus loin, enfonce-toi...."
Elle pousse avec son bassin, elle le provoque, lui aussi n'a qu'une envie, aller au fond d'elle dans ses terres les plus mouillées et la défoncer, mais il se retient à grand-peine parce qu'il veut qu'elle ait encore plus envie, qu'elle se donne, qu'elle l'engloutisse. Il murmure en remuant à peine à l'intérieur d'elle : " Tu as envie, vraiment envie ? Je te sens mouiller comme une femme amoureuse, tu ruisselles sur ma verge, tu la rends grosse et dure, je suis ton homme, tu m'appartiens."
Elle se laisse bercer par cette mélopée qu'en d'autres circonstances elle trouverait ridicule.
Les mots n'ont plus d'importance, seule leur musique compte, ces intonations graves qui la transpercent. Lui n'en peux plus de gonfler, il a l'impression qu'il va éclater s'il se retient encore de jouir. Ses hanches tremblent, sous lui elle trépigne d'impatience, tend son ventre, elle le supplie de venir, il résiste encore quelques secondes...Elle a si envie qu'il la prenne qu'elle éclate en sanglots énervés. Il n'attendait que cela, cette détente totale du corps, qui l'ouvre à sa pénétration rageuse. Vite il s'enfonce, martèle, elle pleure de jouissance et inonde le lit de son plaisir si longtemps, si minutieusement retenu. Il jouit à son tour, plusieurs fois.Il a l'impression qu'il n'en finira pas de jaillir, il a chaud, il transpire, les draps s'emplissent de leurs odeurs. Elle les hume avec délices, elle aime leurs parfums mêlés de virilité et de féminité. A cet instant il lui semble une quintessence d'homme, d'un homme qui la serre dans ses bras, embrasse ses cheveux puis descend la tête entre ses cuisses :
       " Tu sens la femme, la vraie femme."
Il la serre contre lui, elle se blottit dans sa chaleur, lèche le torse de l'homme en murmurant, déjà ensommeillée : " Serre-moi avec tes cuisses, écrase-moi avec tes bras."

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08 mai 2008

Je " Vous " "tu " .....

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-Sms, baisers tendres, sourire sur mon visage, envie de vous embrasser
-Mms, vidéos de vous, caresses sous la douche, caresses en bulles de savon, muscles saillants, dont un qui montre une insolence adorable, main en caresse sur votre membre glissant, torse luisant sous l'eau. Sexe offert à ma vue, à ma gourmandise, mon impatience au creux des reins.
-Vidéo à l'air libre, ciel bleu, grand air, voix qui me transporte, je ferme les yeux, je vous écoute, je vous entends , je t'aime.
J'ai rêvé de nous cette nuit. J'étais deux. Nous étions nus
J'étais derriere vous, mes seins contre votre dos, mon sexe contre vos fesses, mes mains vous caressaient, je me frottais contre vous, vous embrassant dans le cou, sur la bouche, nos langues mélées, nos souffles cours...et j'étais là devant vous, mes mains sur votre torse, mon sexe contre votre queue en érection, blottie tout contre vous, devant et derriere, nue contre vous, et vous au milieu, le corps offert à mes quatres mains, comme si il y avait deux femmes et vous au milieu. Je ne parle plus à l'imparfait tellement je nous revois, etait-ce devant la porte ou sous le porche ?vous avez dit "enlevez vos vêtements madame, nous allons traverser le paradis" .
Sur le coup je me suis sentie écartelée, mes vêtements m'entravaient, votre voix devenait sens et la réalité se perdait dans l'absence ou le désir nous entrainait. Vous avez écarté mes cuisses, ma main à touché votre queue, j'aime votre queue, si belle, si grosse, si dure, , vous avez fouillé ma chatte trempée du désir de vous. Je halète, la tête penchée, le cul offert, les reins cambrés. Vos doigts sont entrés sans difficulté dans ma fente, j'inonde votre main,vos doigts en moi, votre  queue entre en moi, s'enfonce dans mon ventre. Ohhh ouiii amour, encore, encore, encore, je suis à vous. Je vous déshabille, vous prends dans ma bouche, votre pénis en durcit davantage encore, quand ma langue lèche votre frein, remonte jusqu'à votre gland sorti, quand ma salive inonde vos couilles, quand ma bouche l'engouffre, l'aspire...... tu te tends, ton ventre palpite. Mes doigts fouillent ton oeillet, pénetrent en lui, tu écartes les jambes, ta respiration s'accélère. Ton cul, tes reins tendus vers moi, oh oui, je te fouille, tu gémis, tu veux encore et encore, moi aussi, je veux te prendre oui, te lécher partout,j'aime te lécher, comme une chatte en chaleur, ma salive luit entre tes fesses, mes doigts vont et viennent, oui oui, offre toi, donne toi je vais t'aimer, ma main te branle, en un doux va et viens mes doigts s'activent de chaques cotés de ton corps, ohhhh ouiiiii cris, gémis, viens amour, viens. Alors le "tu " vous en pensez quoi, Monsieur ?

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27 mars 2008

Mon regard sur vous

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Dans cette chambre , mes mains se sont arrondies sur la courbure de vos fesses . J'en ai senti la ferme élasticité et ma paume a frissonné au contact de la peau si douce à cet endroit-là. Mes mains en ont gardé en mémoire l'onde de vos formes .. Désormais, il leur suffit de s'arrondir pour les sentir à nouveau. Les yeux fermés, l'illusion est parfaite. Je peux revivre à volonté ces heures...

Vous vous levez, verifiez  l'heure à votre montre, posée sur la table à deux mètres du lit. Votre stature d'homme me plaît, j'en apprécie l'harmonie comme certains architectes éprouvent une plénitude à comtempler des ouvrages construits selon le nombre d'or. Je remarque que vous avez deux fossettes au creux des reins, de part et d'autre de la colonne vertébrale, envie intense de me lever, de poser mes lèvres dans ces creux qui m'émeuvent, les parcourir du bout de la langue en imaginant qu'ils sont plus sensibles que d'autres lieux de votre corps, simplement parce que vous ne les voyez pas et qu'ils donnent à votre chute de reins comme un relent d'enfance.

Pendant que vous êtes sous la douche, j'écoute le bruit mouillé de vos mains savonnées glissant sur votre corps. J'imagine la mousse plus abondante sur votre barbe que vous rasez pour moi , sous les bras, sur le torse, partout où il y a des poils et bien sûr le sexe moussu que votre main doit empaumer, manipuler, rincer. J'imagine l'eau coulant sur votre peau et la deshabillant peu à peu des bulles de savon. J'aimerais boire cette eau sur vous en commençant par les fontaines des clavicules, descendre le long du fleuve vertébral et me perdre ensuite dans les sillons , m'enfoncer au creux de vous, vous contourner , vous saisir, puis mêler à l'eau de la douche la salive de ma bouche, ma langue assoiffée et bientôt le gout de ton sperme que j'aime. C'est rare. On peut aimer trés fort un homme et détester son goût. Mais lorsqu'on aime l'homme et son goût on n'est pas loin de la complète reddition....

Je vous imaginais ainsi, quand tout à coup vous êtes sorti de la salle de bains dans une débauche de buée. Vous m'avez semblé si beau que j'en suis restée muette, tandis qu'un sourire vertical m'ouvrait le ventre. Seconde lumineuse, onde de bonheur tout chaud, toute chaude.....Je vous ai suivi des yeux et ai remarqué une cicatrice, là , quelques rides ici, une courbe incertaine vers les hanches, que mes doigts avaient suivie juste avant , en la caressant...j'ai tout noté, tout mémorisé pour les jours d'après.

Passé quarante ans, le corps des hommes raconte leur histoire, leurs bonheurs et leurs blessures. Je passerais des heures à le décoder, le sequencer, dieu du désir face à d'intimes hiéroglyphes si brulants , si forts que je les garde en mémoire pour toujours dès que j'y pose le bout des doigts .....

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05 mars 2008

Puis-je venir vous voir ?

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Bonjour Amour

Je suis proche de chez toi, puis-je passer te voir ? J’ai très envie de te serrer dans mes bras, envie de t’embrasser.

Je m’entends prononcer dans un souffle un "oui "le cœur battant.

Laissez moi juste quelques minutes et je  suis à vous,   venez, venez  vite !!!

Après une douche rapide, maquillage léger, me voilà prête pour vous  rejoindre.

Vous êtes là, le temps m’a semblé durer un siècle

Enfin, enfin je me retrouve blottie dans vos bras, assoiffée de vos baisers, de vous.

Nos langues dansent et se cherchent, nous bouchent affamées se retrouvent enfin ; j’aime votre corps contre le mien, en sentir la chaleur au travers du tissu, caresser votre peau, griffant votre dos brûlant sous mes doigts, ouvrir votre chemise et embrasser votre torse pensant être la première à y apposer mes baisers passionnés.

J’ai envie de vous Monsieur, mais j’ai surtout envie de vous donner du plaisir…..

Vous me dites que vous ne disposez que de peu de temps, que vous veniez juste m’embrasser.

Il ne fallait pas Monsieur, vous jouez avec le feu …

Les sens embrasés,  par la grosseur que je sens  sous mes doigts sous votre braguette, je suis  à genoux devant vous libérant le fruit de mon désir.

Mes mains courent sur votre  membre, se séparent, se rejoignent…

Chacune sur l’une de vos cuisses, elles remontent à la même vitesse et se retrouvent sous vos testicules, en soulignent la forme ronde en les épousant d’un geste d’offrande. Vos couilles semblent faites pour reposer dans la coquille de mes mains.Votre membre aussi, que je roule entre mes doigts, mûrit.

Vous gémissez Monsieur, j’aime vous sentir tout à moi, offert, abandonné à mes caresses. Je reviens chercher votre bouche, sentez vous votre goût sur ma langue ?  hum je n’en ai pas fini avec vous Monsieur, mon sexe palpite et mes mains retrouvent le chemin de votre manche que je lâche pour redescendre sur vos cuisses, que je force un peu, je reviens à lui en m’égarant d’abord dans le sillon intime qui partage vos fesses, je l’attrape, je le sers, je m’amuse à des mouvements de coulisse, qui visiblement le survoltent.

Vous gémissez, allongé sur la banquette arrière, je vous prends dans ma bouche, mais vous y tenez à peine, je vous agace avec ma langue, mes lèvres et mes mains vous branlent en même temps que je vous tête, ma salive luit sur votre gland, j’aime vous sentir encore plus grossir, oui venez, venez, abandonnez vous ..

Vous abandonnez la lutte, vos reins se cambrent, en un cri vous fermez les yeux , oui, oui , venez, éclatez dans ma bouche, je veux avaler votre semence, oui, encore, venez ……

VIENS !!!!!!!

Claire

Reproduction interdite.

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Près du lac

Je suis venue prés du lac, il pleuvait, je regardais la pluie ne faire

qu’un avec cette entendue.

Les cygnes ont déserté, les pédalos dormaient transis de froid.

Tu es arrivé, un baiser d’une douceur jusque là inconnu est venu se poser

sur mes lèvres.

Comme le temps avait oublié sa clémence, nous sommes allés

nous réfugier dans le bar du casino : assis sur la même banquette

confortable je sentais la chaleur de ta cuisse à travers le tissu de ton

pantalon. Ton parfum troublant m’emportait vers des idées qui

avaient rien de bien sérieux. Tu me souriais, ton regard dans

le mien et nous nous sommes enfin embrassés longuement.

Les baisers que nous attendions, amoureux, fougueux.

Ton bras autour de mes épaules, ma main sur ton visage, nous

étions bien.

Puis une envie irrésistible de nous trouver un endroit loin de la

foule du bar, loin de cette lumière, un cinéma cette fois, au fond

dans la pénombre. Très vite, nous avons repris le chemin de

l’amour, de passion, nous étions seul au monde…puis un froid

intense nous a surpris tous les deux. Tu dois partir, je comprends,

nous ne devons pas, nous aurons trop mal après, rentre chez toi,

je sais, quelqu’un t’attends, ne sois pas en retard …

tu repars vers ta voiture emportant les effluves de mon parfum sur

toi, je relève mon col.

Il pleut toujours…c’est pas grave, les gouttes cachent mes larmes..

je caresse ma bouche, mes lèvres sont douces d’avoir été tant embrassées …

..nous nous sommes fait des souvenirs …je retourne vers le lac peut-être  pour

la dernière fois …rêveries.......

claire7

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